Le murmure des fantômes – Boris Cyrulnik –

Lindex‘écriture, c’est l’alchimie qui transforme notre pensée en œuvre d’art, participe à la reconstruction d’un moi délabré, et permet de se faire reconnaître par sa société. (…)
Aucune fiction n’est inventée à partir de rien. Ce sont toujours des indices du réel qui alimentent l’imagination. Même les rêveries les plus débridées donnent forme à des fantaisies venues de notre monde intime parfois proches de l’inconscient. Quand Joanne Rowling écrit Harry Potter, elle choisit d’appeler son meilleur ami Weasley, nom qui côtoie la musique du mot  Measly, ce qui veut dire « qui est lamentable comme un enfant qui a la rougeole ». D’une seule évocation sonore, elle peuple le monde de Harry Potter de pauvres gosses. L’auteur elle-même a appartenu à ce monde où le réel était lamentable, mais dont elle se protégeait en imaginant des crapauds, « professeurs de défense contre les forces du mal ». Dés l’âge de 6 ans, elle écrit sa première histoire intitulée « Lapin », pour préserver sa petite sœur des blessures du réel. Et quand, à l’âge adulte, elle est encore une fois agressée par le réel, elle retrouve son professeur de défense qui lui conseille d’écrire un livre-fantaisie, Harry Potter.

¤ ¤ ¤

What if I’m far from home ?
Oh brother I will hear you call
What if I loose it all ?
Oh sister I will help you back home
Oh, if the sky comes falling down, for you
There’s nothing in this world I wouldn’t do
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