Les dieux de la Steppe – Andreï Guelassimov –

Les dieux de la Steppe - Andreï Guelassimov -
Après, à l’hôpital, un instructeur politique, qui était aussi commotionné , m’a dit qu’à Königsberg, Il y avait un philosophe allemand du nom de Kant qui était enterré là.Et alors ce philosophe disait qu’il est très facile d’être heureux. Il suffit seulement d’en vouloir moins.

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Le Mystère Henri Pick – David Foenkinos –

Chacun peut adorer la lecture, à condition d’avoir en main le bon roman, celui qui vous plaira, qui vous parlera, et dont on pourra pas se défaire. Pour atteindre cet objectif, il avait ainsi développé une méthode qui pouvait paraître paranormale : en détaillant l’apparence physique d’un lecteur, il était capable d’en déduire l’auteur qu’il lui fallait.

 

Mémoires d’un frêne 2 – Park Kun-woong –

Mémoires d'un frêne - Park Kun-woong - Le travail de deuil aura été un véritable chemin de croix pour les familles. Dénoncer le crime de l’armée et de la police nationale revenait à s’accuser ouvertement de communisme. Cette souffrance fait partie intégrante de notre histoire contemporaine. Nous avons trop longtemps vécu dans un monde de fous où les victimes devaient demander pardon aux bourreaux. Faute de vérité, la justice recule au profit d’un état de non-droit.

Pour quelques grammes d’éternité – Philippe Dumont –

– Les liens qui unissent une bigote à son bénitier. Elle lui racontait ses malheurs, et il l’écoutait avec complaisance.
– Quel genre de femme était la baronne ? 
– Le genre aristocratique qui va à la messe deux fois par semaine et qui fait expulser les petits vieux qui ne peuvent plus payer leurs loyers.

Felix Austria – Sofia Andrukhovych –

Disparaître – Olivier et Patrick Poivre d’Arvor –

 

Je m’enfonce d’heure en heure un peu plus tant la fin semble proche. Le brouillard a envahi ma chambre. Mes médecins ont disparu. Les journalistes et photographes paraissent désormais contenus à l’extérieur. Seuls restent encore les inspecteurs et les agents secrets qui viennent me tirer jusqu’au dernier sang. Mais qu’aurais-je encore à leur cacher ? 

Ma vie balagan – Marceline Loridan-Ivens –

Voilà ! Ça c’est dit ! Maintenant vous pouvez ouvrir ce livre et mesurez la force incroyable de ce petit bout de femme ! Elle en a fait grincer des dents, Marceline, jamais la langue dans sa poche, toujours un mot plus haut que l’autre. Rebelle et indignée. C’est peut-être cela sa revanche, prendre toutes les libertés, même et surtout, celles qu’on lui refuse… 

Elle évoque ses souvenirs, les hommes de sa vie, ses combats et bien sûr les camps. C’est une révoltée, une rebelle, Marceline. Insaisissable, toujours en mouvement : une valise toujours  prête au cas où, ses marches folles jusqu’à l’épuisement et ce désir de foutre le camp !  Oui, foutre le camp, comme dit Myriam dans la petite prairie aux bouleaux, ce film qu’elle a tourné avec Anouk Aimée que j’aimerai tant découvrir… Et cette femme après la projection qui lui demande si elle en a fait exprès d’utiliser cette expression « foutre le camp ». Vous vous rendez compte ? Non elle ne s’était pas rendu compte… 

Ma vie balagan - Marceline Loridan-Ivens -

On connait tous son amitié pour Simone Veil : les pages qu’elle lui consacre sont emplies de sobriété et de pudeur. On y découvre Simone comme elle aimait la raconter. Et d’autres anonymes également, auxquels elle tente de rendre justice, avec cette peur et cette tristesse que sa mémoire n’y suffise plus… 

L’âge lui vole ses souvenirs, elle s’en plaint à la fin du livre, mais certainement pas sa détermination et son indignation ! Ma vie balagan n’est pas un mémorial où reprendrait vie ceux qui ne sont plus, Ma vie balagan est une formidable ode à la  vie, à la détermination et à cette ténacité qui fait que vivre, c’est ne rien lâcher, ne pas plier. Tenir bon ! Toujours !  

Je pense que la mort arrive à un moment du chemin où ça va comme ça. Ça suffit. Mais je n’en suis pas sûre non plus. Il y a des gens qui ont très peur de mourir. Moi, je ne peux pas dire que je n’ai pas peur. J’aimerai encore simplement être. C’est tout. Pas faire. Être. 

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4ième de couv : 

Le matin de ses soixante-dix-huit ans, Marceline Loridan-Ivens, née Rozenberg, calcule que 7 et 8 font 15 : quinze ans, son âge lors de sa déportation au camp d’Auschwitz-Birkenau. Elle contemple les objets de sa maison, qui réveillent en elle des fragments de sa vie faite de désordres, de révoltes, de provocations et d’engagements sur les marges du monde… 1945 : revenue d’Auschwitz détruite à mort, Marceline se lance dans la vie comme si elle n’avait plus rien à perdre. Elle hante les nuits bleues des caves de Saint-Germain-des-Prés, entre au PC, claque la porte, porte les valises pour le FLN, s’engage pour l’avortement – elle est de tous les combats. Et rencontre le grand cinéaste Joris Ivens ; la voilà avec lui au Vietnam sous les bombardements, à Pékin pendant la Révolution culturelle… Une grande histoire d’amour et de cinéma commence. Simone Veil, son amie pour la vie, se rappelle que même à Auschwitz Marceline racontait des histoires drôles. Une façon pour elle de survivre à la souffrance omniprésente du souvenir. Ainsi se reconstruit à la première personne, sur une mémoire fuyante et une force de vie contagieuse, la légende intime de Marceline Loridan-Ivens, que le feu des nazis n’a pas pu anéantir.

Les mains d’or – Bernard Lavilliers –

J’ai passé ma vie là – dans ce laminoir
Mes poumons – mon sang et mes colères noires
Horizons barrés là – les soleils très rares
Comme une tranchée rouge saignée rouge saignée sur l’espoir
On dirait – le soir – des navires de guerre
Battus par les vagues – rongés par la mer
Tombés sur le flan – giflés des marées
Vaincus par l’argent – les monstres d’acier
J’voudrais travailler encore – travailler encore
Forger l’acier rouge avec mes mains d’or
Travailler encore – travailler encore
Acier rouge et mains d’or

Une colonne de feu – Ken Follett –

Quand un homme est convaincu de connaître la volonté de Dieu, et qu’il est résolu à l’accomplir à tout prix, il devient l’être le plus dangereux du monde.  

Le destin tragique de Marie Stuart a été un des moments forts du récit pour moi. Sa rivalité avec Elizabeth, les tentatives d’instrumentalisation de ce conflit entre ces deux reines par divers conseillers ou hommes de guerre, et la manière dont elles ont fait face, essayant de reprendre la main sur ce jeu de pouvoir et de dupes, en sachant pertinemment quel serait le prix à payer pour celle des deux qui échouerait… un événement sans précédent, à cette époque.

Je referme le livre avec une formidable envie de découvrir le film qui va sortir bientôt sur Marie Stuart, reine d’Ecosse, et espère ne pas vous avoir détourné de la lecture du dernier opus de cette si belle saga ! Ne vous privez surtout pas de le lire, si ce n’est déjà fait !