Et qui va promener le chien ? – Stephen McCauley –

 

Aussi loin que remontent mes souvenirs, mon père a toujours raffolé des jeux télévisés, essentiellement parce qu’ils le confortaient dans sa certitude que la race humaine n’était qu’un ramassis de tarés sans cervelle.

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Penser l’islam – Michel Onfray –

indexLe journalisme télé a moins le souci de penser la guerre que de mettre en scène le spectacle de la terreur et de le commenter en se contentant de dire ce que chacun voit à l’écran. Le philosophe se demande d’où elle vient. Qui l’a déclarée ? Quand ? Pourquoi ? Quels sont les belligérants ? Quelles sont leurs raisons ? Il faut dès lors sortir du temps court du journaliste qui vit d’émotion pour entrer dans le temps long des philosophes qui vit de réflexion.

Le grand livre – Connie Willis –

Le grand livre - Connie Willis - Et, de crainte que les hommes oublient ce dont ils doivent se souvenir, moi, qui ai vu tant de souffrances et le monde entier sous l’emprise du malin, moi qui étais parmi les morts et attendais le trépas, j’ai voulu porter témoignage.

Et de crainte que les morts disparaissent avec moi, je les confie au parchemin dans l’éventualité où des descendants d’Adam seraient épargnés par ce fléau et poursuivraient mon œuvre…

Frère John CLYN 1349

L’enfant de poussière – Patrick K. Dewdney –

indexUn titre, ce n’est plus rien quand on porte les mêmes haillons que le potier ou le paysan, quand il faut ramer, baiser et chier au milieu des autres, et ramer encore, pour ne pas se noyer. Et puis ils savaient ce qu’ils fuyaient, et ce qu’ils ne voulaient plus. Les bûchers, et les vieux maîtres. C’étaient des penseurs d’un genre nouveau. Des hommes qui n’avaient pas peur de clamer haut et fort leur ignorance. C’était cela, leur force.

Le dernier banquet – Jonathan Grimwood –

indexLes anges de la mort grattent à ma porte. A marcher dans les couloirs, à voir mon regard vide dans le reflet des miroirs ternis, je ne peux plus croire que les miroirs mentent. Ce sont les derniers jours de mon existence. Les maîtres d’école apprennent aux enfants à commencer par le début. (…) Mais comment savoir où se situe la véritable genèse de l’histoire ? Est-ce le jour de ma rencontre avec Virginie ? Le jour où Jérôme et Charles m’ont accueilli à l’académie militaire ? Le jour où j’ai rencontré Émile ? … ou bien a-t-elle débuté avec le tas de fumier auquel je m’adossais pour manger des scarabées au soleil ? Quand je repense à mon existence, je ne me rappelle pas de moments plus heureux. C’est pourquoi nous allons commencer là, dans un lieu qui vaut aussi bien qu’un autre.

FUTU.RE 1 – Dimitri Glukhovsky –

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Le mensonge présente un seul inconvénient : il exige une excellente mémoire. Mentir, c’est comme construire un château de cartes : chaque nouvelle carte doit être posée avec plus de précaution que la précédente, et ce sans jamais quitter des yeux la construction instable sur laquelle on compte s’appuyer. Oubliez le moindre détail des mensonges précédents et tout s’effondre. Le mensonge a ceci de particulier : une seule carte ne suffit jamais.

Les Fourmis – Bernard Weber –

Les Fourmis - Bernard Weber -En Afrique, on pleure la mort d’un vieillard plus que la mort d’un nouveau-né. Le vieillard constituait une masse d’expériences qui pouvait profiter au reste de la tribu alors que le nouveau-né, n’ayant pas vécu, n’arrive même pas à avoir conscience de sa mort. En Europe, on pleure le nouveau-né car on se dit qu’il aurait sûrement pu faire des choses fabuleuses s’il avait vécu. On porte par contre peu d’attention à la mort d’un vieillard. De toute façon il avait déjà profité de la vie.