La forêt des araignées tristes – Colin Heine –

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Les choryphèles de l’Empereur – Eric Lysoe –

– Foutre bleu, ma petite dame, avait-il dit en soulevant un chapeau crasseux et informe. C’est le gars Abbé qui m’envoie. Je débarque de Frontfroide aussi vite qu’un pet sur le bord d’une soutane et j’ai si grand soif que je dois avoir tous les boyaux du cul à sec.  

Eurodance – Aurélien Bellanger –

L’Europe de mon enfance, l’Europe des Douze au beau drapeau bleu, joue exactement ce rôle pour moi : j’ai aveuglément confiance en elle. J’ai voulu, je crois, lui désigner l’existence de la Jungle, dans ce monde qui avait produit la Jungle, avec cette Europe qui l’avait tolérée.

La forêt des araignées tristes – Colin Heine –

Il était glabre et lisse comme l’acier, d’une dureté cruelle. Mais ce furent les yeux du juncker qui la marquèrent au plus profond d’elle-même. On y lisait le droit. Le bon droit. Celui d’un homme qui agit par une conviction trempée dans le sang. Elle vit un instant fugace le monde par ses yeux et comprit, dans l’éclair d’une terreur glacée, que cet homme matait, meurtrissait et assassinait la racaille, le peuple qui réclamait les choses qui ne lui revenaient pas. 
Or la racaille, c’était elle.

Les confessions de Fannie Langton – Sara Collins –

Attitude Body Positive – Elodie Sillaro –

Attitude Body Positive - Elodie Sillaro -
Témoignage d’Anne-Laure.

Le grand jeu – Céline Minard –

On peut s’exercer à le percevoir, à le recevoir et à le représenter. On peut s’exercer à l’accueil. Une observation, une description, une représentation sont des actes d’accueil. 
Une attention non détournée à l’autre aurait-elle pour objet sa respiration à lui ? Sa simple présence ?
Il y a des occasions paradoxales pour la musique de sortir du temps. Des occasions paradoxales pour le mouvement de sortir de l’espace. Y auraient-ils des occasions paradoxales pour une relation humaine de sortir du jeu ? 

Eurodance – Aurélien Bellanger –

J’ai été contrôlé deux fois, dans ma vie. Les deux fois autour du terminal. La police était polie, c’est une guerre de très basse intensité et j’étais de toute façon dans le bon camp. Mais il y avait là quelque chose de bizarre. Comme ces grandes clôtures blanches, ces murs végétalisés. C’était la guerre mais elle était jolie. C’était la guerre mais on avait fait en sorte que ça ne ressemble pas à la guerre. 
Jusque dans ces deux appellations, le tunnel et la jungle : l’ordre et le désordre, la civilisation et la sauvagerie.